Le Guide du Droitard

Le Grand Remplacement n’existe pas

Lieux communs

(a) Il n’y a pas de Grand Remplacement en France / C’est une théorie d’extrême droite.

(b) “Il n’y a que 9% d’étrangers en France.”

Arguments de fond et preuves

🛡️La réalité de l’évolution démographique : poser le cadre pour se protéger

“Ton Christ est juif, ta pizza est italienne, ton café est brésilien, ta voiture est japonaise, ton écriture est latine, tes vacances sont turques, tes chiffres sont arabes et… tu reproches à ton voisin d’être étranger…”

Si beaucoup de Français rejettent encore le concept de “Grand Remplacement”, presque tous s’accordent sur la réalité du phénomène démographique. Tantôt vilipendé, tantôt repris, ce concept laisse rarement indifférent. Mais à quoi renvoie-t-il ? Et pourquoi fait-il tant grincer des dents, de l’extrême gauche à la droite dite de « gouvernement » ?

Popularisée par l’essayiste de droite nationaliste Renaud Camus en 2011, la théorie du Grand Remplacement renvoie à l’idée selon laquelle un peuple – issu des populations immigrées d’Afrique sub-saharienne et du Maghreb – se substituerait aux « Français de souche » en remplaçant progressivement leurs mœurs. On voit déjà les ethnologues du dimanche nous dire que cette théorie est absurde car la France a toujours été une terre d’immigration et, qu’au fond, on descend tous des australopithèques…

Il y aurait beaucoup à dire pour battre en brèche ce discours relativiste. Mais nous y reviendrons dans un autre chapitre. Contentons-nous ici de rappeler deux réalités historiques qui soutiennent la théorie de Camus :

  1. Du IXe siècle (période où la France se structure comme proto-Etat nation) jusqu’à la fin du XIXe siècle, le pays n’a connu qu’une immigration résiduelle.
  2. Les vagues d’arrivées qui se sont succédées à partir de la révolution industrielle et jusqu’à 1939 provenaient d’autres pays européens. 

Ainsi, les nouveaux venus partageaient avec le peuple autochtone une même religion, ils affichaient une ressemblance physique qui facilitait l’acceptation, et ils avaient souvent des prénoms similaires (Pierre n’est autre que Piotr en Pologne, Peter au Royaume-Uni, Pietro en Italie, etc.). Non sans heurts (on se souvient des restaurants interdits “aux chiens et aux Italiens” ou des plombiers “polaks”), l’assimilation de ces immigrés européens se faisait en une génération grâce à la proximité culturelle.

Pour nous protéger des foudres des censeurs, remplaçons donc l’expression de « Français de souche » par celle « d’Européens de souche ». En élargissant la focale, le propos de Renaud Camus est d’autant plus valide :  la France et l’Europe de l’Ouest vivent leur plus forte transformation démographique depuis plus de 1 500 ans. Ce « Grand Remplacement » crève l’œil pour quiconque s’est récemment promené dans une métropole ouest-européenne (si ce n’étaient que les métropoles…). 

Afin de vous fournir des arguments rhétoriques précis et étayés par des faits, nous allons donc disséquer les trois phénomènes qui sous-tendent ce changement démographique : 

  1. Boom de l’immigration extra-européenne;
  2. Fécondité hors norme des « nouveaux français »;
  3. Fécondité en berne des autochtones.

🛬 Une immigration (extra-européenne) sans précédent

La France est le premier pays de l’UE et de l’OCDE en matière d’immigration africaine. Sans surprise, lorsque que l’on regarde la liste des pays d’origine, l’Algérie et le Maroc sont en tête. On comprend mieux pourquoi tous les distributeurs se lancent dans le Halal. Cette observation mérite d’être relayée au boomer qui justifie le recours à l’immigration par le principe de réalité économique. Il sera contraint de s’enfoncer dans la mauvaise foi, ou d’admettre à demi-mot que Carrefour, Lidl et consorts ont pris acte du changement de population. 

C’est ainsi que 61% des immigrés en France viennent du continent africain, et 30% du seul Maghreb. Chez les mineurs, les chiffres montent respectivement à 71% et 41%. Cette mise au point statistique peut sembler barbante, mais elle rappelle la validité de nos arguments.

“The new French”

Si vous lisez ces lignes, on vous a probablement déjà dit que vous étiez obsédé par l’immigration. On vous a dit d’arrêter avec vos discours alarmistes. On vous a dit avec assurance qu’il n’y a “que 9% d’étrangers en France” (en réalité c’est bien ça le problème !). Alors oui, en 2025, l’INSEE estime à 6 millions le nombre d’étrangers résidant en France. Ils représentent effectivement  9% de la population. Pour nous, c’est déjà pas mal… Mais le gauchiste veut créoliser chaque village de France, alors mettons nous à son niveau. Faisons comme si ce chiffre était faible et disséquons le.

On arrive facilement à 9% quand on naturalise à tour de bras.  On vous répondra certes que moins de 50 000 naturalisations en 2024, c’est une goutte d’eau parmi les 68 millions de Français. Or sur 10 ans, cela équivaut à la population de Toulouse, 4ème ville la plus peuplée de France… 

Depuis 2008, plus d’1 million de personnes ont ainsi été gratifiées du précieux sésame, sans que l’on s’embarrasse de vérifier leur intégration dans la société française. Et si on compte tous les autres canaux d’acquisition (par décret, mariage, etc.), ce sont près de 2 millions de nouveaux Français depuis cette même année. 

GUIDE D’OBTENTION DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE

Naître en France ou à l’étranger avec au moins un parent français (droit du sang).

Naître en France de 2 parents apatrides.

Naître en France et avoir au moins 1 parent lui-même né en France, même si étranger (droit du sol).

Naître en France et y avoir résidé 5 ans à partir de ses 11 ans = obtention « de plein droit » à 18 ans.

Se marier avec une personne de nationalité française et attendre 4 ans.

Être majeur, résider en France depuis cinq ans (sauf exceptions), être intégré à la société française, avoir une conduite “irréprochable” et justifier d’un niveau suffisant en français pour demander la naturalisation.
 

Sans compter que la naturalisation n’est que la partie émergée de l’iceberg… Que cache vraiment cette donnée brute ? Tout d’abord, elle ne prend pas en compte les clandestins (un développement y sera consacré plus bas). Ensuite, elle exclut les millions de naturalisés ainsi que leurs descendants, parfois Français depuis plusieurs générations, et qui continuent pourtant à nous gratifier de “n… la France” ou de “sales gwers”. 

Alors oui, seulement 9%, c’est bien ça le problème, car ça traduit un niveau d’assimilation catastrophique chez pléthore de nationaux. Rappelons au passage que parmi ces 6 millions d’étrangers, environ 900 000 sont nés en France. Très majoritairement mineurs, ils pourront devenir Français à leur majorité.

Ce système particulièrement permissif montre bien que les notions d’« étranger » et d’« immigré » ne sont, au fond, que des catégories arbitraires définies par l’INSEE. Il souligne également que les principes juridiques retenus peuvent faire varier considérablement les statistiques d’un pays à l’autre. Dès lors, n’était-ce pas se tirer une balle dans le pied que d’avoir instauré le regroupement familial en 1976 dans un pays qui pratique le droit du sol ?

Les titres de séjour : la porte ouverte !

Puisque nous venons d’invoquer le fameux regroupement familial, il convient d’examiner de plus près la question des titres de séjour, véritable porte d’entrée vers l’immigration de peuplement. Leur délivrance n’a cessé de croître au fil des décennies. Ci-dessous, un graphique du ministère de l’Intérieur illustre la répartition des admissions par motif en 2024. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces justifications posent question…

Comme vous pouvez le constater, le motif économique représente seulement 17% des titres de séjour délivrés en 2024, contre près de 27% pour motif familial. On nous avait pourtant dit que l’immigration c’était pour faire le sale boulot que les Français ne veulent pas faire…

Comme le montre aussi le graphique ci-dessus, les études constituent le premier motif d’obtention d’un premier titre de séjour, avec plus de 110 000 nouveaux entrants étudiants en 2024. Si une partie d’entre eux quitte la France dès la première année (souvent dans le cadre d’échanges temporaires), ceux qui restent s’installent durablement :  fin 2023, un tiers des étudiants arrivés en 2015 étaient encore présents sur le territoire français…

Bienvenue amis clandestins !

Cette catégorie échappe fort opportunément au recensement. Les estimations varient entre 600 000 à 900 000 individus selon l’ex-ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et l’ancien préfet du Puy-de-Dôme et de la Gironde, Patrick Stéfanini. Pour le ministre de l’Intérieur suivant, Bruno Retailleau, la barre dépasserait le million, dont 466 000 bénéficiaires l’aide médicale d’État (AME). Qui dit mieux ? 

La question des clandestins dépasse le seul risque qu’ils représentent pour la sécurité nationale (après tout, quelqu’un qui entre sans frapper n’est-il pas enclin à commettre des délits plus graves ?). Elle touche aussi au phénomène de changement de peuple. Une partie non négligeable de ces clandestins finit en effet par être régularisée (un peu plus de 31 000 en 2024, pour moins de 22 000 expulsions), que ce soit via le travail, la vie familiale ou des dispositifs exceptionnels.

Parmi les nombreuses pompes aspirantes, il en est une qui fait couler beaucoup d’encre : l’AME. Si vous ne le savez toujours pas, c’est une aide permettant aux clandestins d’accéder aux soins grâce à vos impôts. En 2024, les dépenses liées atteignaient 1,16 Md€, soit une augmentation notable de plus de 40% en 10 ans. A cette étape de la discussion, il est probable qu’on vous rentre dans le lard comme suit : “Mais si on supprime l’AME le facho, les clandestins mourants viendront engorger les urgences au détriment des Français.”  

Il peut être bon de leur rappeler qu’avec la fin de cet appel d’air,  beaucoup arrêteront surtout d’engorger le cimetière méditerranéen. L’AME, comme les trop nombreuses prestations sociales de notre pays, incite les clandestins à venir profiter de la Dolce Socialista à la française. Si demain, nous décidons de mettre un terme à tous ces cadeaux de bienvenue, l’immigration illégale s’effondrera mécaniquement. Ne méprisons pas le migrant, en effet. Il est un acteur rationnel et cherchera dès lors à rejoindre des pays mieux-disants.

👨‍👩‍👧‍👦 La fécondité hors-norme des immigrés extra-européens

Nous avons établi que la France était devenue une passoire à ses frontières. Et le problème ne s’arrête pas là : insensibles au nihilisme qui mine l’Occident, les nouveaux arrivants font des enfants… beaucoup d’enfants. Leurs descendants – “aussi français que vouzémoi” – suivent le même chemin.

Les prénoms, un repère qui ne trompe pas

Une façon d’illustrer le phénomène est d’évoquer les prénoms. Ce critère, par sa stricte objectivité, se prête difficilement à la contestation. Les familles musulmanes revendiquent elles-mêmes le choix de donner des prénoms issus de leur culture. Le poids de l’immigration en provenance de pays musulmans se mesure d’autant plus aisément que, depuis 1993, l’obligation de donner des prénoms issus du calendrier chrétien aux nouveau-nés a été abrogée. Triste symbole de la fin de l’assimilation à la française.

Cette évolution se constate dans les faits: les prénoms d’origine arabo-musulmane se banalisent. En 2022, Jérôme Fourquet relève que 20 % des inscrits sur les listes électorales à Mulhouse portent un prénom de cette origine. Et en Île-de-France, 841 petits Mohamed ont vu le jour en 2023, ce qui en fait le 3ᵉ prénom masculin le plus attribué dans la région. Une tendance difficile à ignorer.

Ce virage a au moins le mérite de nous offrir une preuve imparable face aux négationnistes du changement de population.“Il n’y a pas de Grand Remplacement ?” Curieux pourtant qu’en 2016, environ 20% nouveaux nés en France avaient un prénom islamique… Et pour s’en convaincre davantage, il suffit de jeter un œil au registre des naissances de l’hôpital Louis Mourier de Colombes, pour ne prendre qu’un exemple. La tendance se voit comme le nez au milieu de la figure : les “Sophie” et les “Pauline” s’effacent derrière les “Nour”, “Aya”, “Souleymane” et leurs semblables.

Souvent, l’argument des prénoms suffit à convaincre les esprits honnêtes et dotés de bon sens. Mais face aux adversaires les plus idéologisés de notre entourage, il est vite rejeté pour manque de “scientificité”. Quoi de mieux donc que de plonger dans les statistiques médicales ? Vous ne voyez pas encore où cela mène ? Vous allez vite comprendre… au grand désarroi de votre oncle “covidiste triple-dosé…

“Mais c’est pas ma carte”

Il est, dans La France orange mécanique, une maladie rare, pas comme les autres. Vous l’avez peut-être déjà deviné, nous parlons de la drépanocytose. Cette maladie génétique, particulièrement courante chez certaines populations africaines a vu son dépistage néonatal généralisé depuis le 1er novembre 2024. En métropole, il ciblait jusqu’alors les nouveau-nés dont les parents étaient originaires de zones à risque, telles que l’Afrique subsaharienne, les Caraïbes, l’océan Indien, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud, et le pourtour méditerranéen…  “Le Grand Remplacement n’a pas de fondement scientifique ? Bizarre quand-même que les autorités aient généralisé le dépistage néonatal de la drépanocytose.

D’après la Haute Autorité de Santé, la drépanocytose est la seule maladie dépistée à la naissance dont le nombre de cas détectés n’a cessé de croître : une hausse de 35% entre 2010 et 2020. “Oh comme c’est bizarre…” En outre, le dépistage varie largement selon les régions : en 2020, il couvrait plus de trois enfants sur quatre en Île-de-France, mais seulement un sur deux au niveau national. Plus de doutes maintenant, tous les nouveaux-nés français y passeront ! 

Les chiffres, rien que les chiffres

En 2023, l’OCDE – qu’on ne pourra pas qualifier d’organe de propagande d’ultra-droite réactionnaire – a publié un rapport majeur sur les “indicateurs de l’intégration des immigrés”. Une mesure a particulièrement retenu notre attention : l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF). 

Qu’est-ce que l’ICF ?

Il s’agit du nombre d’enfants moyen qu’une femme (entre 15 et 49 ans) aurait dans sa vie si elle suivait le rythme de naissances de la période 2010-2019. 

Voici quelques comparaisons entre femmes nées dans le pays, nées à l’étranger, et nées en dehors de l’UE :

La comparaison avec nos voisins européens a de quoi faire très peur… En France, les femmes nées dans le pays ne font plus assez d’enfants pour renouveler la population autochtone alors que les femmes extra-européennes affichent en moyenne près de 3,3 enfants par tête. 

Cet indicateur n’est d’ailleurs pas exhaustif, car une partie des femmes nées en France descendent elles-mêmes d’ancêtres nés à l’étranger…

Eh oui, selon une étude publiée par l’INSEE en juillet 2022, 39,4% des enfants de 0 à 4 ans présentent un lien avec l’immigration sur trois générations. La répartition est la suivante : 

Autrement dit, sans l’apport généreux de l’immigration (merci à eux), le nombre de naissances en France serait très (trop) faible…

 📉 La Baisse de la natalité autochtone

Les Français en Mode Économie d’Énergie

L’année 2024 s’inscrit une fois de plus dans la longue descente aux enfers de la natalité autochtone. Selon les chiffres dévoilés par l’INSEE en janvier 2025, le nombre de naissances a atteint un nouveau plancher, le plus bas depuis 1945. En effet, notre pays a enregistré seulement 663 000 naissances, soit une baisse de plus de 20% par rapport à 2010 qui fut une année record. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’est établi à 1,62 enfant par femme, son niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

Là encore, les statistiques de l’INSEE nous aident à décortiquer ce chiffre. Entre 1999 et 2024, le nombre de naissances en France a chuté de plus de 15%. Sur cette même période, le nombre d’enfants nés de deux parents français a plongé de près du double : 28% en moins, passant de 85% du nombre total de naissances à moins de 73%… Dans le même temps, le nombre d’enfants nés de deux parents extra-européens a connu une tendance bien différente : +58% en l’espace de 25 ans, passant de moins de 6% des naissances à près de 11%. Manifestement, le mode économie d’énergie ce n’est pas pour tout le monde…

En effet, les Français de souche font de moins en moins d’enfants. Avec la hausse de la durée de vie, le solde naturel (naissances moins décès) n’a été que de 17 000 personnes en 2024, largement tiré vers le haut par la fécondité des femmes extra-européennes. Ce niveau est le plus faible depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale… 

Le déclin démographique n’ayant jamais été aussi proche, les défenseurs de l’immigration de peuplement se sentent plus légitimes que jamais. Or n’y a-t-il pas une contradiction dans leur discours ? D’un côté, on fustige Macron pour sa formule sur le “réarmement démographique”. Parce que oui, “leur corps, leur choix le facho. Les Françaises ne sont pas des poules pondeuses”. De l’autre, on dit avoir besoin d’immigration pour la natalité. Comprenez ceci : la femme immigrée précarisée doit procréer pour que la bourgeoise gauchisée puisse jouir éternellement.

Qu’est-ce qui, dans la vie qu’on nous propose aujourd’hui, rend si terrifiante l’idée de mettre au monde des petits Français ?

Les causes de l’hiver démographique

L’hiver démographique qui frappe l’Occident blanc s’explique par plusieurs facteurs interconnectés. La première tient à une forme de nihilisme contemporain. Le progrès matériel et technologique a failli dans sa mission de rendre les hommes plus heureux. Le progrès matériel et technologique, censé apporter le bonheur, a échoué en confinant les individus à l’individualisme et à l’accumulation de biens. Cet horizon limité détourne des valeurs familiales et de la parentalité. Longtemps soutenue par le socle spirituel et culturel du christianisme, la fécondité française et européenne s’est effondrée.

Les Etats occidentaux ont accompagné la tendance, voire l’ont encouragé, en abandonnant progressivement leurs politiques natalistes et familiales. Les aides sont jugées insuffisantes et fonder une famille devient un parcours semé d’obstacles administratifs et financiers. Premier de ces obstacles : le coût toujours croissant de l’immobilier. Dans les grandes villes, les prix prohibitifs empêchent de se projeter dans un espace adapté à la vie familiale. L’autre option, ce sont les banlieues remplacées et islamisées… Peu incitatif donc !

À cela s’ajoute une transformation profonde des trajectoires de vie, plutôt bien illustrée dans un article de l’Ined paru à l’été 2025. La part des jeunes de 25 ans encore étudiants a doublé depuis 1990 (de 7 % à 14 %), retardant mécaniquement l’entrée dans la vie adulte et la naissance d’un (éventuel) premier enfant. De même, la proportion de jeunes de 25 ans vivant en couple n’a cessé de reculer : chez les hommes, de 37% en 1990 à 25% en 2021 ; chez les femmes, de 63% à 45%. Et même lorsqu’ils ne sont plus étudiants, beaucoup ne quittent plus le foyer parental : 23 % des 25–29 ans vivent encore chez leurs parents en 2024, contre 14 % en 2004.

A rebours du modèle familial traditionnel, les élites ont promu une culture valorisant des modes de vie alternatifs et promouvant une pseudo-libération des femmes. La famille nucléaire est souvent présentée comme une option parmi d’autres, voire comme un modèle dépassé. Cette déconstruction culturelle fragilise l’idée de continuité et de transmission. Les données confirment cette évolution : la proportion de jeunes ne souhaitant pas d’enfant a triplé en vingt ans, passant chez les hommes de 5% en 2005 à 15% en 2024, et chez les femmes de 4% à 13%.

Une autre cause majeure est la tertiarisation de la société française. Entre 1968 et 2022, la répartition des emplois a basculé : les secteurs primaire et secondaire ont cédé leur place au tertiaire : 

Cette évolution s’est accompagnée d’une féminisation du marché du travail : en 1962, deux tiers des emplois étaient occupés par des hommes ; en 2020, on approche la parité (53 % d’hommes pour 47 % de femmes). Les femmes, à 88 % dans le tertiaire (contre 66 % pour les hommes), ont gagné en indépendance financière et priorisent souvent leur carrière sur la maternité. Leur taux d’activité atteint 68 % en 2020, proche de celui des hommes (74 %), et dans certains milieux, il est plus valorisé d’être “partner” à 45 ans que mère de trois petits anges blonds.

Une autre perspective, plus théorique et personnelle, mérite d’être explorée : dans les sociétés agricoles traditionnelles (le secteur primaire occupant une place non négligeable en France jusqu’aux années 1960-1970), les familles d’agriculteurs voyaient souvent les enfants comme des « bras supplémentaires » pour l’exploitation. C’était une vision pragmatique et économique : oui, plus de bouches à nourrir, mais aussi plus de mains pour labourer, récolter ou s’occuper du bétail.. Les naissances étaient ainsi encouragées par une logique productive immédiate, où l’enfant devenait rapidement un atout économique. Aujourd’hui, avec 80 % des emplois dans le tertiaire, cette incitation disparaît. Les enfants n’ont plus d’« intérêt » direct pour les parents : ils n’aideront pas à préparer un deck de 40 slides, à remplir trois tableurs Excel, ou à animer un “business meeting”. Au contraire, ces petits salopards te pourrissent les soirées afterwork avec tes collègues super funs, te coûtent une fortune en crèche, école et logement, et te collent des nuits blanches qui te grillent au bureau.

Pour couronner le tout, l’avortement n’est plus considéré comme un moyen de contraception de dernier recours, comme le voulait l’esprit de la loi Veil, mais comme une contraception récréative, en témoigne sa constitutionnalisation récente.

Conclusion

En définitive, nier l’évidence relève soit de l’aveuglement volontaire, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Les chiffres sont têtus et martèlent la même réalité : la France, comme une large partie de l’Europe de l’Ouest, subit une transformation démographique d’une ampleur inédite. Ce n’est pas une ‘théorie’, mais bien une dynamique observable dans nos rues, nos écoles, nos maternités.
On objectera qu’il n’y a “que” 9% d’étrangers. Mais c’est précisément ça, le Grand Remplacement. C’est le tonton centriste qui s’exclame lorsque le politiquement correct est attaqué, alors qu’un tiers du peuple indigène a été remplacé en une ou deux générations (soit à la vitesse de la lumière) et que cette réalité aurait fait s’évanouir la quasi-totalité des contemporains des années 1970, “il n’y a que 9% d’étrangers en France” !

Une fois que vous aurez gagné le débat sur le changement de population, on vous parlera alors d’intégration réussie, de “chances pour la France” qui viennent dynamiser le pays. On tentera de vous disqualifier en vous taxant de racisme ou de complotisme. Les prochains articles viseront à anticiper les débats qui pourraient naître de ce premier sujet. Ainsi, ces procédés rhétoriques, usés jusqu’à la corde, n’auront plus d’emprise sur vous !

Les trois chiffres à retenir

Transition

Le PNJ face à toi se trouve maintenant démuni et devrait essayer de retomber sur ses pattes en orientant la discussion vers l’un des thèmes ci-dessous  : 

“Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire”
“Ils sont une chance économique pour la France” 
“La diversité est une chance pour la France, tu adores le couscous le facho !”
“Les flux migratoires font partie de notre histoire” 
“Fallait pas coloniser” 


Aucune inquiétude, nous te préparons l’argumentaire qu’il te faut dans les semaines à venir pour chacune des réponses du PNJ.

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